Prix du gaz : flambée des TRV à partir du 1er juillet

Alors que le TRV du gaz d’Engie avait diminué plusieurs fois depuis le début de l’année, celui-ci flambe et augmente de près de 10 %. Cette hausse est justifiée par l’augmentation des prix du gaz sur le marché mondial, en parallèle à celle du coût des CEE (certificats économie d’énergie).

Une hausse de 10 % en juillet

« Cette forte hausse est due principalement (pour 7,8 %) à la hausse des prix du gaz sur le marché mondial liée à la reprise économique », selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Si cette augmentation de 9,96 % fait suite à celle de 4,4 % en juin, les prix n’ont pas fait qu’augmenter en 2021 puisqu’en avril, une baisse de 4,1 % avait été constatée, quelques mois après une stagnation en janvier (+ 0,2 %).

Rappelons que depuis le 1er janvier 2019, les prix avaient de nombreuses fois baissé, avec des diminutions de 4,7 % en octobre 2020 et 6,7 % en juillet 2019. Pas sûr que cela suffise pour autant à faire relativiser les abonnés TRV de cette nette hausse. Ils sont aujourd’hui encore plus de 3 millions à payer ce tarif que seuls les opérateurs historiques sont encore habilités à commercialiser. 

Plusieurs raisons pour expliquer cette forte hausse des prix du gaz

Quelles raisons sont à invoquer pour justifier cette si hausse forte des prix du gaz ? Comme évoqué ci-dessus, la reprise de l’activité. Les contraintes liées à l’épidémie de Covid-19 étant progressivement levées dans plusieurs régions du monde, les activités ont repris et les besoins en gaz avec, surtout en Asie, en Europe et en Amérique du Sud.

Autre donnée à prendre en compte, et non des moindres, celle liée à la construction du gazoduc Nord Stream 2, projet de gazoduc reliant la Russie à l’Allemagne via la mer Baltique. Le gaz naturel transitant en Europe vient en partie de Russie, là où plusieurs sociétés ont décidé de restreindre l’acheminement du gaz vers d’autres pays d’Europe, faisant mécaniquement augmenter les prix.

L’autorité administrative invoque par ailleurs des « opérations de maintenance en mer du Nord, qui entraînent une réduction des importations de gaz norvégien en Europe. »

Les certificats d’économie d’énergie sont aussi en cause : en effet, les CEE, dispositif imposant les fournisseurs d’énergie à financier des travaux d’économies d’énergie. Les objectifs liés à ce dispositif ont été revus à la hausse pour la cinquième période (prévue entre 2022 et 2025). 

Enfin, la CRE revient sur le début d’année 2021 dont les températures ont été particulièrement basses à certains moments. La fin de cet hiver a été ponctuée par des journées froides, avec des températures négatives. À noter, à ce titre, que les niveaux des stockages européens, « qui ont été fortement sollicités cet hiver et dont le remplissage a été lent au printemps. »

Retrouvez plus de détails sur cette augmentation le site de la CRE en cliquant ici.

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