Hausse des prix de l’énergie : pourquoi votre facture augmente-t-elle ?

Lundi 1er février, les TRV (tarifs réglementés de vente) ont connu une nouvelle hausse, de l’ordre de 1,6% pour les particuliers et 3% pour les professionnels. Cette augmentation fait suite à de nombreuses autres venant augmenter (encore) un peu plus le prix d’une facture qui devient salée. Pourtant, l’ouverture du marché à la concurrence laissait présager de belles économies pour les particuliers et professionnels. Qu’est-ce qui justifie donc cette hausse des prix de l’énergie depuis de nombreuses années ?

Comprendre la hausse des prix de l’énergie

Le prix de l’énergie en constante évolution

Le constat est irréfutable : le prix de l’énergie est en constante augmentation depuis des années. Particuliers et professionnels n’échappent pas à ces prix de l’électricité et du gaz qui rognent un budget énergie qui s’étiole progressivement.

C’est en 2007 que le marché de l’énergie s’ouvre à la concurrence et que les particuliers peuvent souscrire une offre d’un fournisseur alternatif (cette ouverture a commencé dès 1999 pour certains professionnels). Depuis, les prix de l’électricité ont augmenté de… 50% ! 

L’une des augmentations ayant des conséquences directes sur le prix de votre énergie n’est autre que le TRV (dont il sera question ci-dessous) : les tarifs réglementés de vente (TRV) qui ont (encore) augmenté de 1,6% pour les particuliers et de près de 3% pour les professionnels). Ces TRV n’ont baissé que deux fois (– 0,5% en 2016 et 2018) depuis ladite ouverture du marché de l’électricité. 

Depuis 2003, le prix HT du kilowattheure (kWh) a bondi de 39%. Cela se vérifie sur les factures mais également grâce à une étude réalisée par Effy qui rapportait que les Français s’acquittaient d’une facture moyenne électrique de chauffage de 1 777 euros contre une somme de 1 369 euros pour un chauffage au gaz en 2020.

C’est à l’aune de ces observations que de nombreux Français se demandent ce qui justifie une telle hausse des prix de l’énergie.

De nombreuses taxes… Accompagnées de leurs augmentations périodiques

Ces augmentations se basent en partie sur plusieurs taxes et autres tarifs fixés par l’État (sans compter certains coûts réglementaires comme les Certificats d’économies d’énergie ou encore le mécanisme de capacité).

Tout d’abord, et nous l’évoquions précédemment, les TRV. Soumis à une variation décidée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et liés aux fournisseurs historiques EDF et Engie (ex GDF), ce sont entre autres eux qui font augmenter de manière non négligeable le montant de votre facture. Les TRV du gaz sont toutefois amenés à disparaître pour les particuliers d’ici à 2023 et ont déjà été supprimés pour certains professionnels.

Les TRV de l’électricité sont, quant à eux, toujours valables pour les particuliers mais les professionnels ne sont, eux non plus, plus concernés par les TRV de l’électricité. Avant la hausse de février 2021, les TRV avaient augmenté 5 fois depuis 2019. 

La CSPE (Charges de Service Public d’Électricité) est une taxe finançant des charges dites de solidarité et créée dans le début des années 2000. La CSPE finance en partie le budget du médiateur de l’Énergie et plus généralement les surcoûts payés par les opérateurs pour respecter les obligations liées à l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence.

Tous les consommateurs finaux s’en acquittent en réglant leur facture d’électricité. En constante augmentation depuis sa création, la CSPE a généré près de 1,7 milliard d’euros en 2009, 5,6 milliards en 2009 et 8,5 milliards en 2018. La CRE précisait en 2016 que la CSPE est censée représenter 16% de la facture moyenne des ménages. La CSPE a connu une augmentation de 650% depuis 2002.

La contribution tarifaire d’acheminement (ou CTA, dont le rôle est décliné ici), fait elle aussi l’objet de variations annuelles. En partie créée pour financer les droits de l’assurance vieillesse du personnel du régime des industries de l’électricité et du gaz naturel, elle a vu son taux passer de 20% en 2004 à 27% en 2013.

Enfin, la TFCE (Taxe sur la consommation finale d’électricité) figure aussi sur votre facture. Il s’agit d’un ensemble de taxes locales et départementales sur votre consommation finale d’électricité. Versée aux fournisseurs d’électricité pour financer les collectivités locales sont également à prendre en compte dans la hausse des prix de l’énergie. Le montant de la TFCE est propre à chaque collectivité.

La TFCE est composée de : 

  • la taxe départementale sur la consommation finale d’électricité (TDCFE), perçue par le fournisseur d’énergie et reversée au département ;
  • la taxe communale sur la consommation finale d’électricité (TCCFE), perçue par le fournisseur d’énergie et reversée à la commune ;
  • la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE), payée par tous les consommateurs.

À ces redevances s’ajoute la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) telle que nous la connaissons.

Comment réduire les coûts de son énergie ?

La marge de manœuvre limitée des fournisseurs d’énergie

Les fournisseurs d’énergie alternatifs n’ont que peu de possibilités pour réduire leurs coûts et ainsi limiter cette hausse des prix de l’énergie. En effet, ils se doivent d’acheter leur électricité à EDF, producteur et exploitant du parc nucléaire. Ils doivent en outre composer avec un accès à l’énergie nucléaire plafonné à 25%.

Autrement dit, seul un quart de l’énergie produite peut être acquise et commercialisée par lesdits fournisseurs, comme l’évoque la CRE : « Les volumes d’ARENH souscrits par les fournisseurs alternatifs ne peuvent excéder 100 TWh sur une année (hors fourniture des pertes aux gestionnaires de réseau), soit environ 25% de la production du parc nucléaire historique. » 

Les différentes possibilités de payer moins cher son énergie

Heureusement, il est toujours possible de faire baisser le coût de votre énergie : votre facture périodique se base sur deux parts fixes figurant sur votre facture, à savoir « Acheminement » (coûts de l’acheminement qui feront l’objet de prochains articles) et « Taxes et Contributions » (dont il était question ci-dessus) dont il a été question ci-dessus ainsi qu’une part variable (« Electricité »).

Cette dernière repose sur plusieurs structures de prix (tarifs fixes ou variables, heures pleines et heures creuses, réduction sur le prix du kWh… ) et peut donc être revue à la baisse de différentes manières. N’hésitez pas à faire appel à Energies France, votre courtier en énergie au service des professionnels !

Quels que soient vos critères, le courtier en énergie dédié à votre entreprise saura trouver la meilleure d’offre d’électricité ou de gaz pour vous. De la comparaison des offres à la souscription, Energies France vous accompagne dans vos démarches et vous aide à réaliser des économies de temps et d’argent non négligeables, et gratuitement !

Les particuliers et les professionnels veilleront également adopter des gestes simples pouvant faire décroître ces hausses de la consommation et des prix de l’énergie : utilisation d’appareils électriques récents et à jour, mise en veille et hors-tension des appareils inutilisés, utilisation de thermostats pour réguler efficacement la température ambiante et ne pas surconsommer, éclairage à la lumière naturelle… En adoptant des mesures plus économes en énergie, les consommateurs peuvent économiser de précieux euros en fin de mois et se montrer plus respectueux de l’environnement et de la planète !

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