EPR de Flamanville : la construction du futur réacteur entre en phase finale

C’est en fin de semaine dernière que s’est réunie la Commission locale d’information de Flamanville (CLI). Elle a évoqué l’état d’avancement du chantier du réacteur EPR, de nouvelle génération, dont la construction arrive en phase finale d’achèvement.

Le passage en « phase industrielle » de l’EPR de Flamanville bientôt prononcé par l’ASN ?

500 soudeurs : c’est le nombre évoqué par EDF pour finaliser le chantier du réacteur EPR de Flamanville, entamé il y a plus de dix ans maintenant. Soumis à de nombreuses difficultés, ce réacteur devrait finir par voir le jour prochainement. Début mai, EDF annonçait le redémarrage du réacteur 1 de la centrale nucléaire de la Manche preuve de cette avancée, lui-même interrompu après la découverte de « traces de corrosion » de plusieurs systèmes de secours. 

Le directeur de l’achèvement et des essais pour EDF fait état d’une « activité très dense sur le site. » Il estime que « 92 % du calfeutrement est réalisé, 90 % des peintures industrielles aussi, et 70 % des systèmes pilotés par les équipes d’exploitation. »

95 % des essais « à chaud » ont été déclarés conformes. Les 5 % restants ne concernent que des alarmes mal réglées ou encore des équipements dont les vibrations ne correspondent pas encore tout à fait à ce qui est attendu.

Le chef de l’antenne de l’Autorité de sûreté nucléaire de Caen a déclaré que « l’important pour nous est de vérifier la représentativité des essais. Nous devons nous assurer que l’installation telle qu’elle est construite est conforme à la démonstration de sûreté. Un premier bilan, remis en juin dernier, est en cours d’instruction. »

Le 7 avril, Bernard Doroszczuk, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), s’est montré optimiste alors que des soudures repoussent encore le lancement du réacteur français de nouvelle génération : « Si tout se passe bien, [des] réparations de soudures sur les différentes parties du circuit secondaire du réacteur EPR devraient être achevées début 2022. »

Pour les 80 soudures restantes, l’énergéticien et exploitant du parc français EDF mise donc sur le renfort de plusieurs centaines de soudeurs. Le passage en « phase industrielle » n’attend plus qu’une non-objection du gendarme du nucléaire qu’est l’ASN. 

Respecter le lancement prévu pour fin 2022 

Pour rappel, le lancement de l’EPR de Flamanville est prévu pour la fin de l’année 2022, début 2023 au plus tard. Le respect de ce calendrier revêt désormais une importance capitale. En effet, cette période correspond à celle où le gouvernement devrait se prononcer sur l’éventuelle construction de réacteurs nucléaires.

La construction de l’EPR de Flamanville a vu commencé en 2006. Devant initialement être lancé en 2012 et coûter 12,4 milliards d’euros selon EDF, il sera donc achevé au moins dix ans après la date initiale, pour une facture avoisinant les 19,1 milliards d’euros à en croire la Cour des comptes.

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